Projections sur les huitièmes de finale de la Ligue des Champions (1/4)

Ce soir et demain ; mardi et mercredi prochain la Ligue des Champions fait son grand retour avec le début des huitièmes de finale. Pour l’occasion, les Sportifs du Dimanche, vous passe en revue tous les enjeux, de ces magnifiques affiches.

DORTMUND – PSG

Le mois de février, si attendu et si redouté par les supporters parisiens depuis quelques saisons désormais… Après 3 éliminations successives au stade des huitièmes de finale, face au FC Barcelone, au Real Madrid et à Manchester United, Paris se déplace en Allemagne, à Dortmund. Un pays qui n’est plus vraiment étranger aux parisiens, car au-delà de l’accent germanique de Thomas Tuchel ou du niveau affligeant de « Youlian » Draxler, le club de la capitale s’y est déjà rendu plusieurs fois. Récemment pour affronter le Bayern Münich en phase de poule mais aussi pour défier le Bayer Leverkusen, en 1/8ème de finale de Ligue des Champions en 2014.

L’occasion donc pour l’actuel entraîneur du PSG de retrouver un club qu’il connaît bien, lui qui a coaché le BvB de 2015 à 2017. Paris pourra compter sur un groupe complet (oui Neymar est bien là, c’est tout ce qui compte) et plus spécialement sur « l’enfant prodige » Kylian Mbappé, le français avait laissé sa carte de visite au Signal Iduna Park en tant que monégasque il y’a trois ans de cela en quart de finale. Mais il devra aussi se faire pardonner de sa confrontation plus que moyenne l’année dernière face à Manchester.

En face, Dortmund est affaibli à cause des blessures de Marco Reus et de Julian Brandt. Mais la menace la plus dangereuse du côté de la Ruhr a une tête d’adolescent, la taille d’un petit volleyeur et déjà 8 buts en Ligue des Champions : c’est bien évidemment Erling Håland. Le petit prodige de Dortmund, norvégien affole les compteurs en Bundesliga avec ses 8 réalisations en 5 matchs. Vigilance également sur Jadon Sancho, le feu follet anglais qui pourrait rapidement donner le tournis à Juan Bernat. Trois jours après avoir créé l’exploit d’accrocher le match nul au stade de la Licorne après avoir été mené 3-0, Paris doit enchaîner et prendre une avance considérable, pour (enfin) être serein avant la phase retour. Mais les 65 000 supporters du Westfalenstadion (Ancien nom du stade de Dortmund), ne l’entendent pas de cette oreille.

Par Thibaud

ATLETICO – LIVERPOOL

Le Wanda Metropolitano sera le témoin d’un affrontement entre deux monstres européens. C’est sans contestation possible l’une des plus grosses affiches sur le papier de ces 1/8èmes de finale de la Ligue des Champions. Cela dit, entrons à présent dans l’évaluation des forces en présence. Du côté madrilène, on ne peut pas dire que la dynamique actuelle soit positive. En effet, après un grand réaménagement de l’effectif au mercato estival (Vente de Griezmann, Achats de Joao Felix, de Kieran Trippier notamment), l’équipe de Simeone peine à trouver de la régularité dans ses résultats. Conséquence ? Les colchoneros sont distancés dans la course au titre et vont devoir batailler pour retrouver la coupe aux grandes oreilles l’an prochain.

Les raisons, sont plutôt à situer au niveau offensif. Malgré les prestations de haut vol de Thomas Partey au milieu, un grand Oblak (comme à son habitude) et un vrai bon défenseur en la personne de Felipe ; l’Atlético ne parvient pas à donner de la continuité à ses performances. Diego Costa vient d’enchaîner 10 matchs sans marquer, Joao Félix (absent pour ce match) bien que très intéressant dans ses intentions de jeu peine à être décisif et ne justifie pas encore le prix de son transfert (Plutôt logique malgré tout à l’âge de 20 ans). Quant à Lemar, il traîne toujours son spleen en terres madrilènes. Seul Morata semble à la hauteur des espérances, sans être pour autant transcendant. Les colchoneros semblent donc être les outsiders de cette confrontation.

Face à eux, il y a une équipe qui se rappellera sans doute au bon souvenir de ce Wanda Metropolitano. En effet, c’est dans cet antre que les Reds ont remporté la plus grande compétition de clubs européens l’an dernier en battant Tottenham 2 buts à 0. De plus, les joueurs de la Mersey réalisent un début de saison tout simplement incroyable en championnat. Invaincus, les joueurs de Klopp comptent déjà 25 points d’avance sur le champion sortant et dauphin le Manchester City de Guardiola ! Mieux encore depuis Mai 2018, les Reds n’ont perdu qu’un seul match de championnat, sur près de 65. Et si à cela on y ajoute les 3 finales européennes en 4 ans, il va sans dire que Liverpool est le favori de cette Ligue des Champions.

Cependant, sur la scène européenne, les Reds connaissent plus de difficultés avec une qualification acquise lors de la dernière journée (comme l’Atlético) sur le terrain de Salzbourg non sans se faire peur au terme d’un match marqué par une intensité exceptionnelle. De plus, les dernières sorties des anglais sont bien moins abouties lors des dernières semaines. Les Reds partent donc favoris de cet affrontement. Mais méfiance tout de même. Car, cette affiche sera le témoin d’un choc tactique exceptionnel : le cholismo de Diego Simeone, connu pour son efficacité rare et un système défensif pouvant faire déjouer n’importe quelle attaque (Comment ne pas se souvenir de l’Atletico finaliste de la C1 en 2014 et 2016, et vainqueur de la C3 en 2018 ?) et ce même si ces deux dernières années ont été plus difficiles.

En face c’est l’énergie positive que transmet Klopp à ses équipes. Un gegenpressing très efficace, des transitions remarquables, une efficacité dans les deux surfaces, et une condition physique exceptionnelle. Il détient en son équipe peut-être les clés pour remporter la Ligue des Champions encore une fois. Ces deux équipes possèdent de plus un jeu sans ballon complètement différent, l’énergie sombre face à la lumière en quelque sorte. C’est donc un duel tactique prometteur auquel on devrait s’attendre ce soir devant plus de 80 000 personnes.

Par Hugo

La suite ce sera demain avec au menu Atalanta-Valence et Tottenham-Leipzig…

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