
En remportant leurs 2 premiers matchs du Tournoi des VI Nations, les Bleus ont pris la tête du Tournoi, une première à ce stade depuis 2014. A l’aube, de deux déplacements cruciaux à Cardiff puis Edimbourg, tout les rêves sont permis…
Si le Tournoi des VI Nations est peut être la plus belle compétition dans le monde du rugby, il ne possède aussi que 5 matchs (Voire 4 pourrait-on considérer, vu comment l’écart avec l’Italie est immense), ainsi la perspective de Grand chelem peut devenir rapidement envisageable, même si cependant les pièges sur la route de ce Grand Chelem se trouvent absolument partout. Les Bleus eux ont fait la moitié du chemin en signant deux victoires probantes à domicile contre l’Angleterre et l’Italie et ceux malgré quelques trous d’air.
Pour les bleus un test de personnalité à Cardiff
Pour continuer son objectif, les hommes de Fabien Galthie, vont encore devoir montrer une autre facette de leur équipe. Si on savait qu’ils avaient du talent, nombreux étant champions du monde U20, si on pouvait légitimement espérer que le nouveau sélectionneur des bleus redonne un allant offensif à cette équipe, et ceci à d’ailleurs déjà été fait avec 7 essais marqués en deux matchs, samedi à 17h45, ce sera un test de caractère et de personnalité qui sera soumis à ce XV de France.
Le combat sera apre, dur, et il faudra être prêt à subir la pression galloise durant 80 minutes. On peut cependant espérer qu’ayant changé de sélectionneur, les hommes de Wayne Pivac, ne seront pas encore aussi rodés pour mettre cette pression de manière aussi constante que durant l’ère Warren Gatland, comme l’a démontré le match face à l’Irlande, ou les Gallois n’ont tenu que 30 minutes. Ce combat aura bien sûr pour cadre un Millenium Stadium, toit fermé probablement qui est peut être le stade le plus impressionnant d’Europe en terme de Rugby. En 2014 et 2016, quand les bleus étaient venus à Cardiff dans l’espoir d’un grand chelem, ils étaient repartis sonnés après 2 défaites incontestables 27-6 et 19-10. Enfin bien sûr il faudra aussi vivre avec le souvenir de la dernière Coupe du monde ou le XV du Poireau à sorti le XV de France d’un point.

Coté Bleu, 7 joueurs étaient sur la pelouse il y a 5 mois pour le 1/4 de finale de Coupe du Monde au coup d’envoi, et seront encore titulaire samedi. Coté Gallois, ils seront 10. Pour les français ce test de Cardiff se fera encore sans Damien Penaud, l’ailier clermontois, toujours blessé et forfait pour ce match. Mais avec une 3e ligne qui a été impeccable dans les rucks Cros-Ollivon-Aldritt au complet. Côté Gallois, la légende Leigh Halfpenny sera présente à l’arrière, tout comme le malicieux Dan Biggar, maître d’orchestre et buteur de cette équipe, dont devront se méfier particulièrement la jeune charnière Bleue Dupont-Ntamack.
Si la montagne Cardiff est franchie…
Derrière en revanche, en cas d’exploit pour les français, il ne sera pas interdit de penser que le plus dur sera franchi. En effet, le déplacement à Murrayfield, même si il ne reste pas simple (Les bleus y ont perdu leur dernier affrontement en préparation à la Coupe du Monde), reste quand même plus abordable. L’Ecosse reste une équipe accrocheuse, mais n’a pas réussi à battre à domicile une Angleterre franchement moyenne il y a 10 jours. De plus il serait difficilement envisageable de s’incliner à Edimbourg, face à une équipe elle aussi en reconstruction après une Coupe du Monde ratée, en étant éliminée dès la phase de poules alors que les bleus aurait triomphé au Pays de Galles.
Pour finir, ce sera l’Irlande, l’autre équipe, qui peut encore viser le Grand Chelem, le 15 Mars. Un match qui pourrait donc constituer une vraie finale, entre le XV de France et le XV du Trèfle. Mais une finale qui aurait lieu au Stade de France qui est déjà à Guichet fermés. L’Irlande est assurément, l’équipe qui pose le plus de problèmes aux bleus, puisqu’ils ne se sont imposés qu’une seule fois depuis 2012. De plus les Irlandais ont franchement impressionné face aux Gallois, avec comme d’habitude, le sentiment donné a l’adversaire, d’une implacable machine, pas très spectaculaire, mais qui use ses adversaires, notamment par ses avants constitués en grande majorité des joueurs du Leinster, vice-champion d’Europe en titre (James Ryan, Tadhg Furlong..etc).
S’offrir cette finale du 15 Mars, est sûrement le rêve de Fabien Galthié et son staff technique. Mais pour cela, il faudra montrer que ces bleus, en plus du talent, possèdent un vrai caractère, une vraie résistance aux plus grandes difficultés, qui ne sont encore pour le moment apparues que partiellement, celles qui forgent les plus grandes équipes, en résistant aux défis gallois et écossais. Après il sera alors l’heure des rêves les plus fous, le 15 mars prochain face à l’Irlande. Un Grand Chelem qui serait pour le 1er tournoi du mandat de Fabien Galthie, déjà un superbe accomplissement…