
Nouvelle soirée des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions ce soir. D’un côté, deux monstres européens de ces 15 dernières années en reconstruction. De l’autre le Barça qui tentera avec un groupe restreint de ne pas tomber dans le piège du San Paolo.
CHELSEA – BAYERN MUNICH
Ce classique européen est avant tout le parfum lointain d’une finale en 2012, remportée par les Blues, après une séance de tirs au but. Merci Petr Cech, qui avait déjà stoppé un penalty d’Arjen Robben, plus tôt, en prolongations. Mais 8 ans plus tard, la situation de ces deux grands a bien changé.
D’un côté, Chelsea, emmené par un Franck Lampard qui découvre tout cette saison en tant que coach. Ce n’est en effet que sa 2e saison d’entraîneur, et la première à un tel niveau. Outre la Premier League et une 4ème place plus que satisfaisante après 27 journées, l’ancien milieu de terrain anglais est confronté dès cette année au grand bain de la Ligue des Champions, puisque les londoniens sont tenant du titre de la Ligue Europa. Après une phase de groupe très tendue (2ème et 11pts) à la lutte avec Valence (1er et 11 pts) et l’Ajax (3eme et 10 pts), puis notre pauvre représentant français de ce groupe H le LOSC (4eme et 1pt), il faut maintenant se mettre au niveau d’une phase finale. Une phase finale que Chelsea fréquente de moins en moins. Une demie finale en 2014 et 3 huitièmes de finale (2015, 2016, 2018) depuis. En face, c’est bien sûr un habitué, le Bayern Munich qui s’est baladé sur cette phase de poules (6 matchs, 6 victoires) malgré la présence dans leur groupe du dernier finaliste en date Tottenham, avec notamment un 7-2 vraiment très impressionnant. En championnat, c’est plus compliqué que les saisons précédentes pour les hommes de Hans-Dieter Flick qui laissent traîner quelques points et qui font face à une concurrence plus solide que d’habitude.
Les forces en présence : Le Bayern
Mais en ce 25 février, tout sera remis à zéro sur une double confrontation, où le Bayern part en tant que favori, mais avec une grosse méfiance ne serait-ce que due au nom de l’adversaire. Les bavarois pourront compter sur un gigantesque Robert Lewandowski cette saison (25 buts en championnat, 10 en Ligue des Champions), le club allemand a clairement les armes pour s’amuser de la défense des blues. Aux côtés du buteur polonais, avec Coutinho, Gnabry et Coman, ce n’est pas le talent qui manque. Et ce malgré les irrégularités du brésilien, et les blessures du français, qui se montre malgré tout très dangereux, lors de ses 1 contre 1 sur l’aile dès qu’il est en mesure de jouer.
Derrière, ce qui ne manque surtout pas, c’est la polyvalence des différents profils. Hormis l’absence d’un Javi Martinez blessé, Coach Flick aura de quoi faire. On peut s’attendre un duo Alcantara-Tolisso au milieu de terrain, comme ce qui a été aligné ce week end en championnat, lors de la victoire 3-2 contre Paderborn. Ou pourquoi pas Leon Goretzka, même si il traverse une mauvaise passe en ce moment. Défensivement, Lucas Hernandez (revenant de blessure) et Benjamin Pavard pourraient également être alignés en défense, aux côtés peut-être d’un Alphonso Davies en très grande forme. Sans oublier enfin Joshua Kimmich qui pourrait être aligné au milieu. Avec cette polyvalence, pas de doute sur la qualité de l’effectif allemand.
Ce qui pourrait être bien plus sujet à questions, c’est l’inexpérience de Hanz-Dieter Flick, qui devra gérer son 1er match en aller-retour. Une situation particulière pour tous les entraîneurs du monde, encore plus quand on est à la tête d’un club comme le Bayern. Il abordera ceci sans pression cependant puisque à la manière de Jupp Heynckes en 2018, il est peu probable qu’il continue l’an prochain. Plus loin il ira, mieux ce sera pour la suite de sa carrière. Ce Bayern-là peut donc présenter quelques failles, c’est sûr. Mais comme le démontrent par exemple les 24 buts marqués pour seulement 5 encaissés sur la phase de poules, le club londonien devra faire très fort…
Les forces en présence : Chelsea
Du côté de Chelsea, logiquement on tremble. 37 buts encaissés en 27 matchs de championnat, Chelsea se retrouve avec la 10e défense de Premier League seulement. De plus, Chelsea devra faire sans N’Golo Kante, sorti sur blessure il y a deux semaines contre Manchester United, l’un des rares joueurs de l’effectif des blues, à connaître ce genre de matchs à très haute altitude. Franck Lampard a donc dû aligner un 3/4/3 lors de la victoire 2-1 contre Tottenham ce week end. Il est fort probable que l’on retrouve ce système ce mardi. Une défense à 3 très certainement composée d’Azpilicueta, Christensen et Rudiger aura fort à faire face à l’armada offensive allemande. Surtout quand on se souvient que le danois avait commis une erreur grossière il y a 2 ans contre le Barça.
Au milieu de terrain, nul doute que l’on retrouvera un duo Jorginho-Kovacic. Le secteur le plus armé des Blues assurément. Et si il y a bien un joueur qui peut créer l’étincelle face à la machine bavaroise, c’est bien le joueur croate. Auteur d’une très bonne saison, et au cœur du jeu de blues, tout risque de reposer sur lui. Les interrogations, elles se trouvent devant. On peut s’attendre à un Mason Mount à gauche, puis à un Willian à droite, capable de créer des différences bien sûr, mais peut être trop souvent prévisible. Et en pointe ? Olivier Giroud ? En tout cas, du côté des supporters, on le redemande et pour cause : titulaire et buteur contre Tottenham ce week end (alors que sa dernière titularisation datait du 30 novembre en Premier League). Il se peut que Lampard le reconduise.
Mais le Français manque de rythme, et même si les duels face à Manuel Neuer, ont souvent tourné à son avantage, il se peut que le match de samedi ne soit pas suffisant dans l’esprit du coach anglais. Un Tammy Abraham même revenant tout juste de blessure pourrait lui passer devant. La réponse tombera une heure avant le coup d’envoi, pour un match très particulier pour Lampard. Sur le terrain il y a huit ans, lors de la nuit magique du 19 mai 2012, il va lui aussi devoir faire face à son premier gros test de Ligue des Champions sur le banc
Il est clair que Chelsea est face à un immense défi, le leader de la Bundesliga, l’une des 3 meilleures équipes d’Europe de la dernière décennie. D’autant plus qu’à Stamford Bridge, les Blues n’ont été que peu souverains en Angleterre (défaite vs Liverpool, Manchester United, Southampton) mais également en Europe (défaite vs Valence et nul vs l’Ajax à 11vs9). Il ne faut surtout pas que les anglais partent à Munich, dans 3 semaines, avec un débours. Un objectif peut-être ? S’inspirer du match aller face à Barcelone il y a 2 ans, ou Chelsea aurait dû/pu repartir avec la victoire. Mais ce n’est plus le même Chelsea. Et en face, les bavarois, comptent bien remettre les pieds en finale de la Ligue des Champions le 30 mai prochain…
Par Kevin.

NAPLES – BARCELONE
Six mois après leur dernière rencontre en match amical, Naples et Barcelone se retrouvent pour le compte d’un huitième de finale aller de Ligue des Champions. Un déplacement d’abord périlleux pour les catalans, non pas à cause du Covid-19 qui se propage en Italie, mais bien parce que Barcelone va retrouver un stade avec une piste d’athlétisme. Le genre de stade qui rappellera des mauvais souvenirs aux supporters et aux joueurs, presque deux ans après la « Romantada » au Stadio Olimpico de Rome. Mais on peut se dire que ces affaires de Remontada sont désormais effacées.
Les forces en présence : Le Barça
D’abord parce que la fragilité incarnée par Ernesto Valverde a laissé place à une force collective orchestrée par Quique Setien depuis son arrivée au mois de Janvier. Puis Barcelone peut avant tout compter sur son génie Lionel Messi. 5 fois décisifs en 5 rencontres de C1 cette saison, on ne présente plus l’Argentin, capable de porter une équipe à lui tout seul. Mais les Catalans, s’avanceront cependant au San Paolo avec une pléiade d’absents, seuls 14 Joueurs de l’équipe première sont en effet disponibles, pour ce déplacement ! Sans oublier les tensions en internes, entre les joueurs et la direction, notamment le Directeur Sportif Eric Abidal, en témoigne les dernières déclarations de Léo Messi. Ou encore les soupçons, qui pèsent autour du président Bartomeu, sur les élections 2021 à la présidence du Barça, ou ce dernier, est suspecté d’avoir diffusé volontairement de fausses informations, pour obtenir du soutien. Bref c’est sûr après plusieurs humiliations consécutives à l’extérieur en Ligue des Champions, celle de Madrid en 2016, de Paris et de Turin en 2017, de Rome en 2018 ou de Liverpool en 2019, les catalans n’ont pas le choix, et doivent relever la tête.
Les forces en présence : Le Napoli
Côté napolitain, malgré la bonne dynamique récente (3 victoires consécutives), le club reste sur courant alternatif depuis le début de saison. En Serie A, les hommes de Gattuso sont largués à la 6ème place, derrière un quatuor infernal (Juventus, Lazio, Inter, Atalanta), et la Roma. Plombés par les affaires entre le vestiaire napolitain et De Laurentiis fils, qui ont notamment conduit au limogeage de Carlo Ancelotti, Naples n’arrive pas à enchaîner comme la saison dernière. Cette équipe si plaisante sous Sarri, si compétitive sous Benitez et Ancelotti et peut-être en fin de cycle. Et pourtant, les napolitains ont enfin renoué avec ce cap des huitièmes, comme en 2012 et 2017, deux années ou les joueurs du Napoli, avaient fait tremblés, Chelsea et le Real Madrid avant de s’incliner. Malgré cette irrégularité, le match est loin d’être joué d’avance. Lorenzo Insigne et ses coéquipiers pourront s’appuyer sur l’atmosphère brûlante du San Paolo, toujours aussi électrique lors des grands événements. Ensuite, depuis la nomination de Gennaro Gattuso au poste d’entraîneur, l’ex international semble donner tant bien que mal un second souffle à son effectif en installant une forte concurrence. Un moyen pour remotiver un groupe qui paraissait plombé. Et puis par miracle, l’ombre de Diego Maradona qui plane sur Naples, viendra peut-être déstabiliser le sextuple Ballon d’Or…
Ce Napoli-Barça une affiche donc éléctrique pour sûr, si les Napolitains veulent se donner la peine de l’enflammer, vu les difficultés récentes des Catalans a l’extérieur en Ligue des Champions ou même en Championnat, comme l’a démontré le récent déplacement à Valence. Le Barça attendra notamment sa recrue à 120 Millions d’Euros, Antoine Griezmann, auteur d’une saison mitigée, au tournant. C’est aussi pour aider Messi dans ses grands matchs qu’il a été recruté. Au cœur d’une semaine capitale, qui se terminera dimanche soir par un déplacement à Bernabeu, c’est sûr les Blaugranas, n’ont plus vraiment le choix. Côté Napolitain on espère qu’une chose que les immenses « The CHAMPIOOOONS » feront trembler le quintuple vainqueur de la Ligue des Champions
Par Thibaud