
Malheureusement le 60e anniversaire du Championnat d’Europe des Nations ne pourra se fêter en grande pompe cette année. Pour vous faire oublier cela, les Sportifs du Dimanche vous proposent tout au long de la semaine de revenir sur la grande histoire de l’Euro, des différentes éditions aux équipes ou matchs marquants. Aujourd’hui, retour sur les sacres de la France de Platini, des Pays-Bas de Van Basten et du Danemark de Laudrup
Retour sur la 2e partie de 1972 à 1980 : https://sportifsdudimanche.sport.blog/2020/04/14/la-grande-histoire-de-leuro-1972-1980-la-rfa-toute-puissante-2-7/
La récompense enfin attendue de la France et des Pays-Bas
24 ans après sa naissance, le Championnat d’Europe des Nations est enfin de retour en France. Mais depuis 1960 de nombreuses choses ont changés. Plus d’équipes d’abord, mais surtout une Equipe de France beaucoup plus performante et dont les supporters français fondent de nombreux espoirs en elle après sa Demie-finale de la Coupe du Monde 1982. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne seront pas déçu pour la dernière compétition de Michel Hidalgo. Sur la ligne de départ de cette Euro, on retrouve donc la France grande favorite, qui devra composer néanmoins avec le Danemark, la Yougoslavie qui n’est cependant plus aussi dangereuse qu’elle ne l’était et la Belgique. Dans l’autre groupe, l’Allemagne tenante du titre, finaliste du Mondial 1982, fait aussi peur même si elle ne s’est qualifiée qu’a 10 minutes de la fin du dernier match contre l’Albanie. Elle y affrontera le Portugal, la Roumanie et l’Espagne. Les espagnols qui se sont qualifiés de manière rocambolesque aux dépends des Pays-Bas. L’Espagne avant son dernier match savait qu’elle devait l’emporter par au moins 11 buts d’écart à domicile contre Malte. 3-1 à la mi-temps seulement, 5-1 à la 60e minute, l’affaire semble compliquée. 26 minutes plus tard, le but du 12-1 est marqué, le stade Benito-Villamarin de Séville est en délire. L’Espagne sera à l’Euro et en sera donc d’autant plus dangereuse.
Ce Championnat d’Europe débute péniblement pour les Bleus. Face au Danemark, au Parc des Princes, il faut attendre une inspiration tardive de Michel Platini pour ouvrir le score. Les vikings danois ont parfaitement réussi à bloquer cette équipe de France qui s’est crée que trop peu d’occasions. Michel Hidalgo l’a compris et change des choses offensivement pour le 2e match contre la Belgique. Il réinstalle une forme évoluée du carré magique de 1982. Ainsi Tigana-Giresse-Platini-Fernandez sont tous les quatre ensemble sur le terrain, et cela va parfaitement fonctionner contre les Belges, ou les bleus vont réaliser une démonstration. Victoire 5-0 contre la Belgique, avec un triplé de Platini qui marque dès la 4e minute sur Coup-Franc. Le plus beau match du mandat Hidalgo, et l’un des plus beaux de l’histoire de l’Equipe de France. Pendant ce temps à Gerland, le Danemark réalise la même démonstration face à la Yougoslavie, avec 4 buteurs différents. Le Danemark-Belgique sera donc décisif. La Belgique mène 2-0 après 40 minutes, mais juste après la mi-temps le Danemark revient à 2-2. 84e minute, Eljkaer Larsen marque le but de la qualification. Elle rejoint la France qui, grâce à Platini, bat la Yougoslavie. Le joueur de la Juve marque un triplé parfait, un but du pied gauche, un du pied droit et un de la tête. France 1er, Danemark 2nd.
Le Groupe B sera lui plus serré. 3 matchs nuls, et 3 victoires par 1 but d’écart. Mais tout va se jouer dans les 5 dernières minutes du 3e match. Le Portugal affronte la Roumanie et doit gagner. L’Espagne affronte la RFA pour une revanche du 2nd tour de 1982 et doit aussi gagner. Néné, va marquer pour le Portugal à 10 minutes de la fin. Et Maceda va en faire de même éliminant la RFA en phase de poules ! L’Espagne est qualifiée et est encore miraculée après les péripéties de la phase de qualification
Les demi-finales se jouent donc des stades pleins à Lyon et Marseille. France-Portugal d’abord, un match mythique ou les Bleus sont favoris. Ils le savent ils ont peut-être devant eux leur premier titre international. Jean-François Domergue sur un Coup-Franc (d’habitude l’oeuvre de Platini) ouvre le score en force. Les français tiennent le bon bout. Mais Jordao par deux fois, vient refroidir le Vélodrome lui l’attaquant du Sporting Lisbonne. On est alors à la 98e minute, et les bleus sont menés. Ils ont le souvenir inverse de Séville 1982 dans la tête. En difficulté il leur faut alors trouver les ressources mentales pour revenir. Platini en immense joueur qu’il est va prendre les choses en main. 114e minute, Domergue lui remet un ballon compliqué à l’entrée de la surface. A la lutte avec un défenseur portugais, il arrive à lui remettre en pleine course et Domergue égalise. 2-2 les bleus sont hystériques. Mais ils ne veulent pas s’arrêter-là, car ils avaient perdus aux Tirs au buts 2 ans plus tôt. 119e minute, Percée de Tigana côté droit, centre en retrait, contrôle de Platini qui en pivot marque. Le Vélodrome explose, les Bleus l’ont fait. Ils sont finalistes de l’Euro pour la première fois de leur histoire. A Gerland le lendemain, dans une demi-finale plus serrée, l’Espagne va revenir au score face au Danemark, encore grâce à Maceda. Lors de la séance de tirs aux buts, Larsen rate et l’Espagne affrontera la France en Finale.

27 Juin 1984. Le jour de gloire est peut-être arrivée pour cette équipe de France. Intéressante en 1978. Enthousiasmante et cruellement stoppée aux portes de la finale en 1982. Les hommes de Michel Hidalgo, pour son dernier match, veulent enfin être titrés à domicile qui plus est. En face l’Espagne est loin d’avoir le style d’aujourd’hui, plus rugueuse, plus combative elle va tenter de gagner son 2e Euro, 20 ans après. La France dispose de toutes ses forces vives, l’Espagne aussi sauf de Maceda, le défenseur de Gijon, héros du pays mais suspendu pour la Finale. Ce dernier match sera tendu, stressant, et les bleus ne domineront pas autant que ce fût le cas lors de cet Euro. Mais ils ont l’expérience de ces matchs désormais, et à défaut de dominer ils seront efficaces, même lorsque Yvon Le Roux sera exclu à 5 minutes de la fin. Platini marque son 9e but de la compétition ! Terriblement aidé bien sûr par Luis Arconada. Bellone en contre, ajoute dans le temps additionnel, un délicieux ballon piqué. La France est belle, la France est grande, la France est sacrée ! Et ce n’est que simple logique au vu de l’ensemble du tournoi. Même inquiété, bousculé, l’équipe de France à su gérer ses émotions pour triompher, le tout porté par un sublime Michel Platini auteur de 9 buts. Cet Euro fut en plus, un véritable succès populaire. Les stades sont pleins, et la fête fut belle. On en redemande…
Les Pays-Bas et son trio milanais : Rjkaard, Gullit, Van Basten
4 ans plus tard, les forces européennes ont bien évoluées. D’un côté la France si magnifique en 1984 n’est même pas qualifiée. De l’autre l’Italie en plein changement générationnel est de nouveau de la partie, tout comme l’Angleterre. L’URSS également est là, mais n’est plus la force qu’auparavant même si elle peut compter sur de nombreux joueurs du Dynamo Kiev, vainqueur de la Coupe des Coupes 1986. Les Pays-Bas enfin, après avoir échoué de peu lors des éliminatoires en 1984, seront présent. Et avec quelle équipe. Au hasard Koeman (Vainqueur de la LDC 1988 avec le PSV Eindhoen), Gullit, Van Basten (Le meilleur attaquant du monde) ou Rjkaard qui vient de signer au Milan AC. Le tout coaché par l’immense Rinus Michels qui était déjà là en 1974. Les Pays-Bas font partie des favoris et seront dans le Groupe B peut-être plus abordable avec l’URSS, l’Angleterre et l’Irlande. Dans l’autre groupe, le vice champion du monde allemand, l’Italie, l’Espagne et le Danemark demi-finaliste 4 ans auparavant. Cet Euro se joue en Allemagne qui rêve de la même consécration que lors de la Coupe du Monde 1974. Mais cette Allemagne là aussi est jeune, Rumenigge n’est plus là alors que Klinsmann, Voller ou Matthaus ont fait leur apparition dans le groupe.
Le Groupe A sera vite reglé, puisque l’Italie va battre l’Espagne et le Danemark. Gianluca Vialli notamment sera décisif contre les Espagnols. L’Allemagne aussi va battre le Danemark et l’Espagne. C’est Rudi Voller qui marque un doublé contre les Ibères. L’Allemagne et l’Italie s’étant accrochés en match d’ouverture, Brehme répondant à Mancini, les Allemands et Italiens malgré leur jeune équipe font donc respecter la logique. Le Groupe B lui sera plus indécis. Ce qui est surprenant c’est que l’Angleterre ne sera jamais dans la course à la qualification étant battu d’entrée par le voisin Irlandais. L’URSS également surprend les Pays-Bas. Le vainqueur de Irlande-URSS est qualifié, le perdant de Pays-Bas – Angleterre est éliminé. Si dans le premier de ces deux matchs, il y a neutralisation, 1-1, le second match verra Marco Van Basten, démontrer son talent. Jugez-en par vous même avec ce triplé fabuleux qui élimine l’Angleterre. Et pourtant les anglais ont touché par deux fois le montant.
Si l’URSS doit battre l’Angleterre déjà éliminée pour se qualifier, ce qu’elle arrive à faire d’ailleurs. Le Irlande – Pays-Bas, promet lui une opposition de style, et devient un match crucial. La différence entre les deux équipes c’est que les Néerlandais doivent a tout prix gagner. L’Irlande est proche d’ouvrir le score en première période, mais a 10 minutes de la fin, sur un ballon piqué de Ronald Koeman, Kieft vient qualifier les Pays-Bas. Kieft meilleur buteur de l’Eredivisie avec le PSV Eindhoven cette année-là et vainqueur de la C1. On aura donc dans le dernier carré deux demi-finales superbes. Italie-URSS, et le remake de la finale de 1974, qui aura lieu à Hambourg cette fois, Allemagne-Pays Bas. Commençons par cette demi-finale justement. Lottar Matthaus va ouvrir le score sur penalty et encore une fois se dit-on, les allemands vont battre les néerlandais. Sauf que cette génération est faite d’un bois différent que celle de Cruyff 15 ans avant. Ronald Koeman égalise sur penalty aussi. Puis Van Basten (en glissant s’il vous plait) marque encore et crucifie les allemands chez eux d’une frappe croisée. Les Pays-Bas ont vengé leurs prédecesseurs, et disputeront la finale. Grandiose. Ce qui est grandiose également, c’est la performance des Soviétiques contre l’Italie. 2-0 et il n’y a rien a dire tant l’URSS est supérieure. La finale sera donc un déjà-vu dans cet Euro 1988. URSS-Pays Bas.
Les Soviétiques n’ont jamais flanché dans cet Euro et pourrait être le rouleau compresseur qu’ils ont souvent été dans cette compétition. Mais depuis la défaite inaugurale, les Néerlandais se sont trouvés et ont eu un déclic en terme de confiance comme l’a démontré la victoire face à la RFA. De plus ils possèdent dans leurs rangs le meilleur milieu du monde, Ruud Gullit et le meilleur joueur du monde, Marco Van Basten. Cela tombe bien puisque les deux vont s’illustrer lors de la finale. Gullit en ouvrant le score à la 33e minute. Marco Van Basten en doublant la mise à l’heure d’un jeu, d’une reprise sensationnelle.
Comme 4 ans auparavant c’est une superbe équipe qui remporte là son premier titre international. Là aussi au terme d’une compétition sublime ou les néerlandais ont démontré des ressources mentales insoupçonnées. Avec un trio qui va dominer le monde du football pendant 5 ans au Milan AC, Rjkaard-Gullit et Van Basten. Ce dernier à illuminé l’Euro 1988 et, comme Platini 4 ans auparavant, finira grâce à cela Ballon d’Or de l’année. Van Basten sera encore présent en 1992, mais comme les autres devra baisser pavillon devant une surprise totale…
L’inattendue surprise Danoise, dans un Euro renversant
C’est en Suède que les 8 nations se donnent rendez-vous pour la grande compétition continentale. Mais de nombreuses choses ont changés en 4 ans que ce soit sur le plan politique ou sur le plan sportif. Sur le plan politique déjà, l’Allemagne à été réunifiée ce qui sportivement ne change pas grand chose car la plupart des meilleurs joueurs allemands étaient à l’Ouest et non sous le maillot de la RDA. De plus l’URSS à été démantelé entre le moment ou elle valide sa qualification et le moment ou elle participe à l’Euro. Elle jouera donc sous le nom de CEI (Communauté des Etats Indépendants). Enfin la Yougoslavie qualifiée pour l’Euro est en pleine guerre civile. Exclue de la compétition, le Danemark les remplacent avec le succès que l’on sait. Sur le plan strictement sportif, l’Italie et l’Espagne disparaissent dès la phase des éliminatoires mais la France fait son grand retour. Et de quelle manière. Avec Michel Platini cette fois sélectionneur, les Bleus ont fait un parcours parfait en éliminatoires. Ils seront favoris bien évidemment aux côtés des deux acteurs majeurs de 1988, les Pays-Bas et l’Allemagne qui entre-temps est devenue championne du monde en Italie. Les présentations faîtes, la fête peut commencer.
Le Groupe A est marquée par la présence des deux équipes scandinaves, aux côtés de la France et de l’Angleterre, les deux favoris. Les deux équipes peuvent compter sur leurs attaquants stars. Lineker pour les anglais, Papin pour les français. Jean Pierre Papin qui sera buteur d’ailleurs face à la Suède mais ceci ne suffira pas pour l’emporter, les deux équipes étant dos à dos. Le Danemark et l’Angleterre ayant fait 0-0, tout va finalement se jouer sur deux matchs. Le choc Angleterre-France accouchera aussi d’un match nul. Ce qui ne sera pas le cas du duel scandinave. La Suède peut compter sur sa star, Tomas Brolin attaquant de Parme, qui sera vainqueur de la Coupe des Coupes 1 an plus tard. C’est lui aussi qui sera décisif face au Danemark. Ce but va qualifier quasiment les suédois pour les demies-finales. Pour les Français de Platini, il faudra battre le Danemark. Ces Bleus qui n’ont marqué que 1 but en deux matchs, seulement. Un comble alors qu’ils en avaient marqué 20 lors de la campagne qualificative. Malheureusement les bleus ne seront pas plus brillants lors de ce match décisif. Pourtant lorsque Papin égalise à l’heure de jeu tout est encore possible. Mais Elstrup va finir par marquer et le couperet tombe, la France est éliminée. Immense échec, un fiasco pour Michel Platini qui rend-là son tablier de sélectionneur. Dans l’autre match du groupe, la Suède renverse l’Angleterre grâce a Brolin encore une fois et se qualifie aussi pour les demies-finales.

Le Groupe B voit les deux favoris, Pays-Bas et Allemagne se dégager rapidement des autres équipes grâce à leurs victoires communes face à l’Ecosse. En faisant tout deux match nul contre la CEI, ils laissent un espoirs à ces derniers, surtout que la CEI joue l’Ecosse tandis que Néerlandais et Allemands s’affrontent. Ce Pays-Bas – Allemagne est sans conteste le classique de la fin des années 80, début des années 90. Il y avait eu l’affrontement en demi-finale de l’Euro 88, celui en huitième de finale de la CDM 90 et désormais ce troisième choc. Un match a sens unique que les néerlandais dominent. Rijkaard, Witschge, et Bergkamp seront les buteurs. L’Allemagne est en grand danger, mais heureusement pour eux, la CEI va s’écrouler dans le même temps de manière spectaculaire contre l’Ecosse, défaite 3-0. Pays-Bas – Danemark et Suède – Allemagne seront donc les demies-finales très nordiques de cet Euro 1992.
Ces deux rencontres seront belles, pimentées et plus serrées que prévues. Pourtant lorsque l’Allemagne ouvre le score sur un coup-franc superbe de Thomas Hassler puis double la mise par Riedle, on ne donne pas cher de la peau des suédois. Mais ces suédois qui n’ont pas le plus bel effectif de cet Euro, ont une qualité majeure celle d’être une équipe très accrocheuse. Et Brolin sur penalty réduit la marque à vingt-cinq minutes du terme de la rencontre. Il faudra attendre la toute fin de match pour voir l’Allemagne se détacher définitivement grâce au doublé de Riedle, sur une superbe passe de Helmer, le milieu de terrain de Dortmund. 3-1. Et 3-2 lorsque Andersson marque dans le Temps Additionnel. Cela ne changera rien, l’Allemagne est en finale pour la 8e fois en 20 ans et la 8e fois sur 11 compétitions internationales durant cette période ! Des chiffres qui donnent le tournis et c’est loin d’être fini… Dans l’autre demie-finale, c’est sans aucun doute le plus beau match de l’Euro qui va se dérouler. Pays-Bas – Danemark. Coté Danois, Henrik Larsen sera l’homme du match incontestablement. Un coup de tête sur un centre ayant lobé Van Breukelen, et un coup de canon pour permettre au Danemark de mener 2-1 après 33 minutes. Bergkamp avait égalisé côté néerlandais. Les Danois ont des balles de 3-1, qu’ils gâchent dans le petit filet. Les néerlandais ont des balles de 2-2 mais butent sur Peter Schmeichel déjà immense et teigneux. Finalement sur un corner qui traine à la 86eme minute de jeu, Frank Rijkaard glisse son pied et égalise. Durant la prolongation ce sont les néerlandais qui ont des balles de finales, dont deux énormes par Roy qui bute sur Schmeichel sur une frappe pas assez puissante, ou qui voit le défenseur enlever sa frappe sur la ligne. Séance de Tirs aux Buts alors et si côté danois tous les tirs sont parfait, côté néerlandais, c’est monsieur Marco Van Basten qui bute sur le gardien danois, déjà énorme. Van Basten décidément moins en forme qu’en 1988, envoie le Danemark en finale face à l’Allemagne. Mais cette demie-finale restera épique !
Au Ullevi Stadion de Goteborg, Allemands et Danois s’affrontent pour le titre. Et à vrai dire, on ne voit pas comment les allemands champions du monde, emmenés par Lothar Matthaus peuvent échouer. Et ce malgré les belles découvertes danoises de l’Euro comme Schmeichel, Henrik Larsen ou Brian Laudrup. De plus les danois ont eu un jour de repos en moins avec une prolongation et on le sait ça peut compter, tout comme l’expérience des finales. Mais voilà le football reste un sport unique, parce qu’il est imprévisible, et effectivement dans cette finale, match il n’y aura pas. Ce qui est étonnant c’est que la cause en revient au Danemark qui se balade. Les allemands sont impuissants et côté Danois tout rentre, en témoigne la frappe en lucarne de près de 20 M de Jensen. Vilfort en fin de match marquera poteau-rentrant et Schmeichel, sera comme durant le tournoi solide et impeccable. Le Danemark est couronné et c’est totalement mérité pour cette génération exceptionnelle. Cette équipe ne devait pas faire l’Euro et elle aura finalement terrassée, France et Angleterre auteurs de parcours parfait en éliminatoires, les Pays-Bas tenants du titre et l’Allemagne championne du monde. Le tout sans le moindre complexe. Il n’y a juste qu’à applaudir et s’incliner devant une telle performance.

Ainsi s’achève cette troisième partie sur le sacre de magnifiques équipes telles que la France de Platini un rouleau-compresseur absolu, les Pays-Bas du trio milanais Gullit-Rijkaard-Van Basten d’une beauté et d’une efficacité diabolique et le Danemark de Peter Schmeichel absolument sans complexe et avec un sacré caractère. Les spectateurs se régalent mais le championnat d’Europe est peut-être encore un peu trop court, pour garder cette impression de fête comme l’est une Coupe du Monde, même si il est d’une densité exceptionnelle. A partir de 1996, l’Euro se jouera donc désormais à 16 pour notre plus grand plaisir….
A SUIVRE
Jeudi (4/7) : Le passage à 16 nations, le tournoi le plus élitiste au monde
Vendredi (5/7) : La domination hispano-portugaise
Samedi (6/7) : Les grandes équipes et les grands joueurs de l’Euro
Dimanche (7/7) : Les grands matchs et les grands moments de l’Euro